Le SGPUM dépose des demandes salariales légitimes

Chères et chers collègues,

À l’issue de plusieurs séances de négociation portant sur les clauses normatives, le SGPUM a déposé ses demandes salariales le 21 septembre dernier. À travers les derniers Infos-négo et communiqués, nous avons partagé avec vous les grandes lignes de l’argumentaire qui structure le caractère tout à fait raisonnable et légitime de nos revendications pour des salaires à la hauteur de notre engagement, compétitifs et assurant une certaine protection de notre pouvoir d’achat.

Dans la convention collective échue (2017-2022), à la fin de l’article RE 1.06 (Rémunération), il est mentionné ceci : Les parties réitèrent leur volonté de générer un contexte qui fait que les salaires soient concurrentiels par rapport à ceux des Universités canadiennes comparables. En 2023, les principes directeurs de notre argumentaire restent fondés sur l’équité, la comparabilité et la compétitivité. Le groupe U-15 est le marché concurrentiel naturel de l’Université de Montréal et la haute direction de notre université utilise régulièrement cette norme de comparaison (udemnouvelles; Budget de fonctionnement 2022-2023).

En se basant sur les conditions de travail semblables dans les universités comparables, au Canada et au Québec, et en tenant compte de facteurs contextuels comme l’indice des prix à la consommation et le coût de la vie, le SGPUM a minutieusement et rigoureusement démontré que les salaires des professeur·e·s de l’Université de Montréal ne sont pas à la hauteur de leur contribution à la mission universitaire. En effet, alors que l’UdeM est classée comme étant la 4e université de recherche au Canada, et le 1er pôle de recherche au Québec avec ses écoles affiliées, les constats suivants s’imposent:

  • En matière de salaires offerts à son corps professoral, l’UdeM est en queue de peloton du U-15.

  • L’évolution de la masse salariale des professeur·e·s de l’UdeM accuse un retard significatif sur celle de la masse salariale managériale (gestion et direction);

  • Il y a une érosion nette du pouvoir d’achat des professeur·e·s.

Fort de ces constats, et de l’analyse d’offres salariales obtenues récemment par plusieurs syndicats universitaires comparables, notre Comité de négociation a déposé des revendications salariales raisonnables et légitimes : une augmentation de 6% (rattrapage et inflation) par année sur une période de 5 ans.

Restons déterminé·e·s et mobilisé·e·s !

Cordialement et solidairement,

Le Comité exécutif

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