Résolution relative à l’articulation des libertés universitaires et des enjeux EDI

Le vendredi 24 février 2023, le Conseil syndical du SGPUM a adopté à l’unanimité la résolution suivante :  

CONSIDÉRANT la Charte canadienne des droits et libertés et la Charte québécoise des droits et libertés de la personne, qui garantissent le droit à l’égalité et à la non-discrimination;
CONSIDÉRANT la Loi sur l’égalité en emploi dans des organismes publics;
CONSIDÉRANT la Loi sur la liberté académique dans le milieu universitaire;
CONSIDÉRANT l’Énoncé de vision sur l’Équité, la diversité et l’inclusion de l’Université de Montréal (2019); 
CONSIDÉRANT le Mémoire du SGPUM sur les libertés universitaires (06.2021);
CONSIDÉRANT la Politique de l’UdeM sur les libertés universitaires (12.2022);
CONSIDÉRANT la Lettre aux recteurs de la ministre de l’Enseignement supérieur, Pascale Déry (16.01.2023);  

Il est résolu que :


le SGPUM rappelle que dans une société pluraliste, inclusive et juste, l’équité à tous les niveaux de l’institution universitaire et la représentation de la diversité présente dans notre société sont l’une des conditions de la pleine expression des libertés universitaires ;

le SGPUM rappelle qu’on ne peut instrumentaliser ni les principes d’ÉDI ni les libertés universitaires en vue de déterminer la portée de la liberté d’expression en milieu universitaire et que la reconnaissance des enjeux ÉDI et d’accès à l’égalité, tels que le racisme systémique et la colonisation des savoirs, ne passe pas par la limitation des libertés universitaires ou la censure;

le SGPUM invite instamment le gouvernement du Québec à réviser ses positions sur le racisme systémique, comme sur les pratiques visant à l’endiguer a reconnaissance du premier entraînant la reconnaissance que les secondes, en elles-mêmes, ne portent pas atteinte aux LU;

le SGPUM rappelle à toutes les parties prenantes que le changement de la culture institutionnelle, visé par les pratiques EDI, est lui-même tributaire des politiques d’accès à l’université;

le SGPUM rappelle qu’au-delà des groupes cibles, et tel que largement démontré par la recherche, les politiques EDI sont bel et bien bénéfiques à tout le monde à la condition exprès d’être arrimées à un changement de culture institutionnelle;

le SGPUM rappelle donc à l’Université de Montréal qu’une politique EDI véritable est une politique systémique; que celle-ci dépend de mécanismes internes autant qu’externes agissant sur les conditions socioéconomiques; et qu’à la conception comme à la mise en œuvre de ces mécanismes l’Université doit associer le corps professoral, par le biais de ses représentants.

Les considérants font partie de la présente résolution.

Cette résolution sera acheminée au recteur de l’UdeM et à la ministre de l’Enseignement supérieur.

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