Négociation : le Conseil syndical réplique à une offre patronale
Chères et chers collègues,
Hier, le 17 octobre, lors d’une séance extraordinaire du Conseil syndical réunissant plus de la moitié de ses membres, la résolution ci-dessous a été adoptée à l’unanimité en réaction à l’offre salariale déposée par la direction de l’Université de Montréal. Cette résolution montre bien l’impatience grandissante des délégué·e·s au sujet des offres, salariales et normatives, jugées nettement insuffisantes. Elle rappelle également que les négociations avancent trop lentement, malgré le travail impeccable du comité de négociation du SGPUM.
Attendu que le SGPPUM et la direction de l’Université de Montréal ont amorcé les négociations de la convention collective des professeur·e·s en décembre 2022 ;
Attendu que depuis cette date, il y a eu 24 séances de négociation ;
Attendu qu’en septembre le SGPPUM a déposé une demande d’augmentation salariale de 6% par année sur 5 ans ;
Attendu que le SGPPUM a déposé des demandes salariales et normatives légitimes, bien documentées, et soutenues par les membres ;
Attendu que la direction de l’Université persiste à refuser de reconnaître les besoins de soutien à la tâche professorale et de diminution de la surcharge de travail ;
Attendu que la direction de l’Université, dans sa réponse au sujet des conditions normatives, continue de refuser des demandes en lien avec la reconnaissance du travail professoral et la qualité de l’enseignement ainsi que de la recherche ;
Attendu que la direction de l’Université a fait des demandes qui restreignent les droits du corps professoral ;
Attendu que le vendredi 13 octobre, la direction l’Université a répondu aux demandes d’augmentation salariale par une offre de 2% en 2022, soit nettement en dessous du taux d’inflation, et pour les autres années, l’équivalent de la politique salariale gouvernementale ;
Attendu que les réponses globales de la direction de l’Université sont encore loin d’être à la hauteur de la contribution du corps professoral à la mission universitaire, si on compare avec les conditions de travail qui prévalent dans des universités comparables, québécoises et canadiennes ;
Il est résolu que le Conseil syndical :
réitère sa confiance pleine et entière en son Comité de négociation ;
déplore la lenteur des négociations ;
s’indigne de la première offre salariale faite par la direction de l’Université, qu’il considère insultante et méprisante envers le corps professoral ;
invite la direction de l’Université à adopter, dans le cadre des présentes négociations, des attitudes et approches constructives qui visent la valorisation et le respect du travail professoral et l’amélioration des conditions de travail des professeur·e·s dans l’intérêt commun et la mission sociale de l’Université ;
demande au Comité exécutif de convoquer rapidement une Assemblée générale.
Les « Attendus » font partie intégrante de la présente résolution
Cordialement et solidairement,
Le Comité exécutif
Info-Négo : reprise d’une négociation qui tarde à donner des résultats concrets
Chères et chers collègues,
Après une pause estivale, la négociation a repris le 7 septembre et plusieurs séances sont prévues ce mois-ci et en octobre. Toutes les demandes normatives du protocole de négociation adopté par l’Assemblée générale ont été présentées à la direction de l’Université (vous pouvez consulter le protocole de négociation en suivant ce lien). Malgré nos efforts, la négociation a donné lieu à peu de résultats concrets. Voici un bref résumé de l’état actuel de la négociation:
Ententes
Les éléments faisant l’objet d’une entente : l’intégration de la santé psychologique dans le mandat du Comité SST; les enjeux EDI; la clause PSOAR 3.20 (prolongations d’engagement et intégrations); et l’intégration de lettres d’entente déjà convenues entre les parties.
Demandes en suspens
Plusieurs demandes sont en suspens, notamment : la majorité des demandes en lien avec la carrière professorale, dont le maintien des effectifs professoraux; l’appréciation de l’enseignement; le soutien à la tâche professorale; l’augmentation du nombre d’heures d’auxiliariat; la création d’un comité permanent paritaire composé exclusivement de professeur·e·s (dont le mandat principal est de discuter de sujets touchant l’ensemble des professeur·e·s); la lettre d’entente no 7 (réengagement à demi-temps des professeur·e·s de 65 ans et plus).
Demandes refusées
La direction de l’Université a notamment déjà refusé les demandes suivantes :
Charge professorale – reconnaissance de la charge d’encadrement: abolition de la franchise annuelle de 1,5 crédits pour l’encadrement aux cycles supérieurs. De plus, la direction de l’Université ne souhaite plus reconnaître l’encadrement des travaux dirigés (lettre d’entente no 13);
Création de nouveaux postes;
Avantages sociaux : élargissement des conditions de congé différé et d’adoption de mesures de soutien et d’accommodement des professeur·e·s en cas de problèmes de santé;
Régime conventionnel et discipline : refus complet des six demandes inscrites au protocole;
Liberté universitaire : refus complet des trois demandes inscrites au protocole;
Responsabilité écologique et sociale : refus complet des trois demandes inscrites au protocole;
Régime de retraite : refus complet des six demandes inscrites au protocole;
Disposition générale : refus d’une approche plus collégiale dans différentes instances;
Préambule adopté par l’assemblée générale du 26 avril dernier, comportant des enjeux importants pour les professeur·e·s (notamment la collégialité, les libertés universitaires, les relations avec les Premiers peuples, l’environnement et les investissements écosociaux responsables) et dont le texte se trouve à l’infolettre transmise le 4 juillet dernier: refus complet de tous les principes inscrits.
Demandes de la direction de l’Université
En plus de ces refus, la direction de l’Université présente des demandes, dont :
Calendrier : élargir la liste des facultés pouvant commencer le trimestre d’automne le 23 août (lettre d’entente no 1);
Discipline : restreindre la transparence du processus disciplinaire, les informations transmises aux professeur·e·s et le droit d’accompagnement ;
Refus de renouvellement ou de promotion : remplacer le comité d’évaluation par un comité d’appel et modifier substantiellement la procédure, le tout au désavantage des professeur·e·s;
AÉR : interdire, sauf autorisation exceptionnelle, d’effectuer une année d’étude et de recherche à l’Université de Montréal.
Force est de constater que la direction de l’Université ne semble pas intéressée à conclure rapidement une nouvelle convention collective avec nous. Le SGPUM continue de mettre de la pression pour améliorer nos conditions de travail et obtenir une nouvelle convention collective le plus rapidement possible. Très prochainement, la question salariale et les autres demandes ayant une incidence monétaire seront présentées à la direction de l’Université.
Continuez à nous lire afin de connaître le déroulement de la négociation : il s’agit de nos conditions de travail. Votre implication est nécessaire et nous comptons sur votre mobilisation.
Cordialement et solidairement,
Le Comité de négociation et le Comité exécutif
Notre pouvoir d’achat ramené à un niveau proche de celui d’avant la grève de 2005!
Chères et chers collègues,
En plus des revendications de meilleures conditions de travail, la question de la rémunération est centrale en ces temps de forte inflation, comme vous l’avez vous-mêmes indiqué lors des consultations préparatoires à la négociation de la convention collective. Lors d’un communiqué précédent, nous vous avions informés de notre relégation au dernier rang des quinze principales universités de recherche au Canada (U15) en matière salariale.
Dans le tableau ci-dessous, nous illustrons l’évolution de notre pouvoir d’achat depuis 2005, en dollars constants, et en prenant l’exemple d’un·e professeur·e titulaire au dernier palier de l’échelle salariale. Depuis le début de la pandémie, notre pouvoir d’achat a diminué de plus de 10 %, allant jusqu’à éroder une grande partie des gains de la grève de 2005.
Nous comptons sur votre mobilisation pour que l’Université de Montréal envisage un rattrapage salarial à même de redresser cette situation!
Cordialement et solidairement,
Le Comité exécutif
Info Négo du 4 juillet 2023 : Nous sommes déterminé·e·s, et vous?
Chères et chers collègues,
L’été est arrivé, 20 séances de négociation se sont tenues depuis le mois de janvier et toutes les demandes du SGPUM ayant un caractère normatif ont été présentées à la direction de l’Université. Bien que plusieurs demandes patronales ou syndicales demeurent en suspens, la question salariale et les autres demandes ayant une incidence financière seront abordées à l’automne.
Plusieurs enjeux de la négociation contenus dans le protocole adopté par l’Assemblée générale se retrouvent dans le texte d’un préambule que le SGPUM a demandé d’insérer dans la convention collective et qui, jusqu’ici, a été refusé par la direction de l’Université de Montréal :
La présente convention collective a pour but d’établir et de maintenir les meilleures conditions de travail pour les professeur·e·s afin de contribuer pleinement aux objectifs d’excellence en enseignement et en recherche poursuivis par l’Université.
Conformément à la convention collective, les parties s’engagent à poursuivre conjointement ce but :
En favorisant des relations harmonieuses dans un climat d’ouverture, de collégialité et de respect mutuel;
En créant un climat universitaire et administratif favorable au développement de la carrière professorale des professeur·e·s et à la réalisation de leurs fonctions professorales;
En valorisant et soutenant les libertés universitaires des professeur·e·s de même que l’exercice de leurs droits politiques;
En valorisant et soutenant des politiques universitaires intégrant des enjeux sociétaux tels que:
l’équité, la diversité et l’inclusion;
les relations avec les Premiers Peuples;
la protection et la préservation de l’environnement;
la responsabilité écologique et sociale en matière d’investissement.
Le protocole de négociation adopté par l’Assemblée générale comporte de nombreux enjeux importants pour les professeur·e·s. Considérant les multiples refus de la direction de l’Université, l’affirmation répétée et déraisonnable par celle-ci de son droit de gérance en réponse à plusieurs demandes ainsi que la mise en péril de certains droits des professeur·e·s, votre appui au comité de négociation sera fondamental cet automne.
La négociation reprendra le 7 septembre. Nous sommes déterminé·e·s, et vous?
Nous vous souhaitons un bon été.
Cordialement et solidairement,
Le Comité de négociation et le Comité exécutif